La nécessité de fait selon Aristote et la phénoménologie

Les travaux de Saul Aron Kripke et la logique modale contemporaine établissent que la simultanéité de la nécessité et de l’a prioricité constitutives de la métaphysique kantienne résulte d’une confusion entre nécessités aléthique et épistémique. Cela conduit à un renouveau de la métaphysique, fondée...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/cps,
Autore principale: Tengelyi †, László
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Les Cahiers philosophiques de Strasbourg 2019
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Les travaux de Saul Aron Kripke et la logique modale contemporaine établissent que la simultanéité de la nécessité et de l’a prioricité constitutives de la métaphysique kantienne résulte d’une confusion entre nécessités aléthique et épistémique. Cela conduit à un renouveau de la métaphysique, fondée sur une nécessité réelle de type non-a priori, c’est-à-dire une nécessité de fait. Celle-ci est perceptible chez Aristote au travers de la conception d’une nécessité hypothétique. Cette conception est ré-élaborée en une métaphysique phénoménologique par Husserl (« faits originaires » [Urtatsachen]), Sartre, Levinas (la phénoménologie « ruine la souveraineté de la représentation ») ou J.-L. Marion (et son concept paradoxal de « contingence nécessaire »), faisant ainsi de l’automanifestation de la phénoménalisation un événement qui émerge spontanément et qui s’établit de soi : une nécessité de fait.