Déplacement stylistique à gauche de verbes non conjugués en ancien et en moyen français
L’antéposition d’un verbe non conjugué (participe passé, infinitif) en ancien et en moyen français a été assimilée à l’antéposition stylistique de l’islandais. Nous montrons que dans le cas du français, ces antépositions illustrent trois constructions différentes, toutes distinctes de l’antéposition...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/corpus, |
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| Main Authors: | , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Corpus
2015
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’antéposition d’un verbe non conjugué (participe passé, infinitif) en ancien et en moyen français a été assimilée à l’antéposition stylistique de l’islandais. Nous montrons que dans le cas du français, ces antépositions illustrent trois constructions différentes, toutes distinctes de l’antéposition stylistique de l’islandais. Dans la construction la plus fréquente, étiquetée déplacement stylistique à gauche, l’expression antéposée s’insère dans une position interne à la proposition plutôt que dans la périphérie gauche, à la droite immédiate de la position canonique du sujet, qui peut y être réalisé, contrairement à ce que l’on observe en islandais. La même analyse est étendue aux cas où le sujet est nul ou déplacé plus à gauche. Les deux autres cas sont ceux où 1) l’expression antéposée est l’élément initial d’une construction V2, une situation rare, ou 2) il y a mise en relief du verbe non fini à la gauche immédiate de la position canonique du sujet. |
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