Test : La sous-spécification flexionnelle des bases de dérivation en question à la lumière de la morphologie bretonne

Il est établi de longue date, dans le domaine de la morphologie, que la dérivation précède la flexion, et non l’inverse (Greenberg, 1963 : 83). L’on doit à Stump (1989 ; 1990) notamment d’avoir souligné le fait que les données bretonnes pouvaient échapper, pour partie, à cet universel. Cette interpr...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/corela,
Auteur principal: Kersulec, Pierre-Yves
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Corela 2014
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Il est établi de longue date, dans le domaine de la morphologie, que la dérivation précède la flexion, et non l’inverse (Greenberg, 1963 : 83). L’on doit à Stump (1989 ; 1990) notamment d’avoir souligné le fait que les données bretonnes pouvaient échapper, pour partie, à cet universel. Cette interprétation a fait l’objet d’une réévaluation récente de la part d’Acquaviva (2008) pour lequel seules des unités relevant de la flexion du nombre peuvent, en breton, être mobilisées comme bases dérivationnelles. Pour Belder (2010), la flexion ne précéderait pas la dérivation en breton, le pluriel1 précédant un pluriel2 n’ayant d’autre statut, dans cette langue, que celui d’un allomorphe thématique. L’objectif qui est le nôtre dans cet article est de démontrer que la sélection d’une base fléchie n’est pas propre, en breton, aux noms pluriels. Elle s’intègre, dans certains cas, à une problématique plus générale de redoublement d’une même marque morphologique.