Le recours au dictionnaire dans les quotidiens québécois

L’article examine l’utilisation du dictionnaire par les journalistes québécois à partir des traces qu’ils laissent dans leurs articles (2010‑2025). Les résultats montrent que les dictionnaires français Larousse et Robert dominent encore largement, même pour des questions relevant du français québéco...

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In:URI:https://journals.openedition.org/corela,
Main Author: Elchacar, Mireille
Format: Article ou chapitre numérique
Published: Corela 2026
Subjects:
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:L’article examine l’utilisation du dictionnaire par les journalistes québécois à partir des traces qu’ils laissent dans leurs articles (2010‑2025). Les résultats montrent que les dictionnaires français Larousse et Robert dominent encore largement, même pour des questions relevant du français québécois. Toutefois, les journalistes sont conscients que la norme portant sur les anglicismes et la féminisation/rédaction inclusive n’est pas la même en France et au Québec et consultent davantage de sources québécoises pour ces enjeux. Le dictionnaire Usito ne s’est pas encore imposé auprès des journalistes, qui se tournent majoritairement vers l’OQLF pour les outils québécois. Les journalistes ne mentionnent pas utiliser de dictionnaires non professionnels, mais ne font pas toujours la différence entre le Petit Larousse et le Petit Robert et les ouvrages que ces maisons d’édition offrent gratuitement en ligne. Le mythe du « dictionnaire » perdure : beaucoup citent « le dictionnaire » sans plus d’indication.