« Fusillé par les Boches », « fusillé par les Nazis » : le discours de haine et son effacement
La présente étude se propose de rendre compte du processus d’effacement et de remplacement d’un terme porteur de haine – « Boches » – sur un objet omniprésent dans les rues de Paris : les plaques commémoratives, qui rendent hommage aux victimes de la politique répressive menée depuis 1940 par les au...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/corela, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Publicado em: |
Corela
2025
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La présente étude se propose de rendre compte du processus d’effacement et de remplacement d’un terme porteur de haine – « Boches » – sur un objet omniprésent dans les rues de Paris : les plaques commémoratives, qui rendent hommage aux victimes de la politique répressive menée depuis 1940 par les autorités d’occupation allemandes. Formulation spontanée, expression à chaud d’un ressenti émotionnel négatif, ce terme dépréciatif en est cependant venu, avec le temps, à choquer les passants, entraînant son remplacement par d’autres expressions a priori plus neutres et objectives. A l’exception de deux plaques, le terme « Boches » a donc disparu pour laisser place à des formulations qui, dans l’esprit de ceux qui les ont choisies, ont pour vocation de permettre de ne pas occulter les crimes commis et leurs auteurs tout en évitant les propos jugés diffamatoires, dans un contexte géopolitique marqué par la promotion de la paix et l’affirmation de la coopération et de l’amitié franco-allemande. Au même titre que l’on peut s’interroger sur la pertinence d’un tel effacement, les formulations retenues – essentiellement « Nazis » et « Allemands » – ne sont cependant pas sans poser question, compte tenu de l’implicite qu’elles véhiculent en termes de représentations, eu égard à la réalité historique. |
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