Le GN sans déterminant en « dialecte visuel » de l’allemand
Certains auteurs germanophones contemporains exploitent la discordance entre la présence attendue du déterminant du groupe nominal (GN) en allemand et l’absence d’actualisateur pour coder une variété germano-turque, désignée par le terme Kiez, qui signifie métonymiquement « langage des quartiers »....
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/corela, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Udgivet: |
Corela
2023
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Certains auteurs germanophones contemporains exploitent la discordance entre la présence attendue du déterminant du groupe nominal (GN) en allemand et l’absence d’actualisateur pour coder une variété germano-turque, désignée par le terme Kiez, qui signifie métonymiquement « langage des quartiers ». Un exemple en est la menace rituelle « ich mach dich messer », qu’on pourrait traduire littéralement par : « je te fais couteau » et qui correspond pragmatiquement à une signification de type « tu vas avoir affaire à mon couteau ». L’absence de tout déterminant pour le substantif Messer met en scène une langue inhabituelle pour le lecteur germanophone. La contribution analyse les réalisations et leurs effets chez deux auteurs germano-turcs contemporains : Feridun Zaimoglu dans le recueil Kanak Sprak, écrit dans cette « langue de canaques », et Emine Sevgi Özdamar dans l’ensemble de titre Mutterzunge, « Langue de la mère ». |
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