Quelques ressorts discursifs et argumentatifs de la discrimination envers les femmes par le « savoir ». Éric Zemmour, les mots pour construire la haine

Après la diffusion en intégralité, le samedi 28 septembre 2019, du discours d’Eric Zemmour à la « Convention de la droite », une large polémique est relayée, dans les médias et sur les réseaux sociaux, sur l’opportunité d’une telle diffusion. Le premier ministre Edouard Philippe a qualifié ces propo...

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Τόπος έκδοσης:URI:https://journals.openedition.org/corela,
Κύριος συγγραφέας: Longhi, Julien
Μορφή: Article ou chapitre numérique
Έκδοση: Corela 2022
Θέματα:
Διαθέσιμο Online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Περιγραφή
Περίληψη:Après la diffusion en intégralité, le samedi 28 septembre 2019, du discours d’Eric Zemmour à la « Convention de la droite », une large polémique est relayée, dans les médias et sur les réseaux sociaux, sur l’opportunité d’une telle diffusion. Le premier ministre Edouard Philippe a qualifié ces propos de « nauséabonds et profondément contraires à l’idée que nous nous faisons de la France et de la République ». Entre accusations et justifications, beaucoup reconnaissent que ce discours a posé des problèmes. Les thèmes habituels du polémiste y sont abordés, avec de nombreux cas de propos pouvant relever de la discrimination, notamment envers les femmes. Pour mener cette étude, cet article présente une analyse textométrique de ce discours, dont les conclusions questionnent plus particulièrement les propos tenus vis-à-vis des femmes, notamment dans trois chapitres spécifiques de son ouvrage, Le suicide français (2014). Au-delà, l’article interroge la légitimité d’Eric Zemmour, en mettant en valeur le « savoir » et l’« érudition » qu’il matérialise dans ses prises de parole, et la manière dont il parvient à auto-légitimer ses propos – ce qui lui confère une certaine "autorité" dans les médias.