Une posture de déresponsabilisation énonciative. L’ethos du Dr. Cottard 

L’examen des postures énonciatives éclaire de façon décisive les études pragmatiques. En effet les actes de langage ne peuvent s’abstraire du conditionnement énonciatif qui sous-tend leur émergence, à tel point que l’on parle de plus en plus aujourd’hui d’approche énonciativo-pragmatique (l’ordre op...

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Julkaisussa:URI:https://journals.openedition.org/corela,
Päätekijä: Jaubert, Anna
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: Corela 2020
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:L’examen des postures énonciatives éclaire de façon décisive les études pragmatiques. En effet les actes de langage ne peuvent s’abstraire du conditionnement énonciatif qui sous-tend leur émergence, à tel point que l’on parle de plus en plus aujourd’hui d’approche énonciativo-pragmatique (l’ordre opératoire paraît mieux reflété par cette formule que par la composition inverse, « pragma-énonciative »). Cette approche a rendu des couleurs à la stylistique en réintroduisant le sujet dans ses énoncés, et en le faisant sur des bases linguistiques. Dans ce domaine, les travaux d’Alain Rabatel ont fait émerger une série de notions-clés à grand rendement heuristique. Celle de posture énonciative opposant sur-énonciation vs sous-énonciation inspire l’analyse proposée d’une attitude de déresponsabilisation énonciative que Frédéric Berthet a naguère décrite sous le nom de « syndrome de Cottard », et qui se caractérise en effet par une sous-assertion permanente. On verra que ce comportement verbal exploite la réflexivité énonciative extrême de la méta-énonciation comme un « parler à blanc », et qu’il l’associe aux indices posturaux du non-sérieux pour assurer la neutralisation de toute valeur illocutoire.