Marqueurs discursifs du dire (français, russe, norvégien)
L’activité de communication est basée sur l’ajustement entre deux sujets parlants car « il n’y a pas une relation immédiate et nécessaire entre les termes et les choses » (Culioli). L’indicible que nous n’arrivons pas à exprimer et l’insuffisance du dit alimentent une tendance à reformuler, commente...
Saved in:
| In: | URI:https://journals.openedition.org/corela, |
|---|---|
| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Corela
2020
|
| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | L’activité de communication est basée sur l’ajustement entre deux sujets parlants car « il n’y a pas une relation immédiate et nécessaire entre les termes et les choses » (Culioli). L’indicible que nous n’arrivons pas à exprimer et l’insuffisance du dit alimentent une tendance à reformuler, commenter, dire plusieurs fois. Traditionnellement on dit que les marqueurs discursifs du dire sont parmi les expressions les plus employées pour signaler l’activité métalinguistique. Leur rôle consiste « à mettre en scène un vouloir dire qui n’est pas celui du locuteur » (Paillard). La sémantique de ces marqueurs en français et en russe est liée à la sémantique des verbes dire et skazat’ (‘dire’). Par exemple, les différences entre skažem et disons peuvent être expliquées à travers les différences dans la sémantique des verbes. Mais que se passe-t-il en norvégien, où, comme nous verrons, les expressions avec le verbe å si (‘dire’) sont très peu fréquentes ? Nous analyserons les constructions avec les verbes ‘appeler’ (å kalle, å hete) qui mettent en jeu des problèmes très similaires. |
|---|