De l'usage des victimes dans les stratégies politiques contemporaines
Parmi les violences contemporaines, les plus massives résultent des mobilisations de communautés ethno-nationalitaires ou politico-confessionnelles dressées contre des Etats répressifs ou des collectivités rivales. Ces mouvements débouchent sur une accumulation de victimes passives, il convient de p...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cultures & conflits
2003
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Parmi les violences contemporaines, les plus massives résultent des mobilisations de communautés ethno-nationalitaires ou politico-confessionnelles dressées contre des Etats répressifs ou des collectivités rivales. Ces mouvements débouchent sur une accumulation de victimes passives, il convient de prendre mesure du fait essentiel que ces communautés se fondent avant tout sur le sacrifice volontaire de leurs membres, sans lequel aucune d'elles ne pourrait s'affirmer. Le temps des "martyrs" est de retour. Toutefois, les stratégies sacrificielles d'aujourd'hui s'inscrivent dans un espace nouveau, marqué par l'intervention de tiers partenaires, spectateurs, juges, arbitres ou intervenants guidés par des mobiles de compassion, de justice ou de solidarité étrangers aux objectifs des communautés en conflit ; Du fait de cette évolution, la production de victimes est assujettie aux lois d'un marché spécifique, où les communautés concurrentes se trouvent cotées en fonction de critères quantitatifs. Les fluctuations de ce marché victimaire réagissent sur l'instrumentalisation des "martyrs". |
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