La forme-camp. Pour une généalogie des lieux de transit et d’internement du présent
Cet article s’interroge sur le sens que peuvent revêtir les camps, ces lieux du provisoire qui finissent par devenir les territoires permanents des sujets destinés à les habiter et sur l’espace politique auxquels nous devons les relier. Nous avons atteint un point de non-retour pour lequel l’exil, e...
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| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Cultures & conflits
2008
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article s’interroge sur le sens que peuvent revêtir les camps, ces lieux du provisoire qui finissent par devenir les territoires permanents des sujets destinés à les habiter et sur l’espace politique auxquels nous devons les relier. Nous avons atteint un point de non-retour pour lequel l’exil, en tant qu’expérience de persécution spécifiquement individuelle, motivée par des facteurs aberrants mais toujours liés à la biographie individuelle parle de quelque chose que nous ne sommes plus. Aujourd’hui, le statut individuel des sujets « déplacés » est le plus souvent effacé et reconduit systématiquement à des catégories totalisantes qui, dans le lexique du droit international et humanitaire, correspondent à une poignée de truismes : « internally displaced » (déplacés), « asylum seekers » (demandeurs d’asile), « temporary refugees » ou réfugiés de « prima facie » (individus objectivement persécutés dans leur pays de provenance auxquels on accorde l’asile temporaire), jusqu’aux migrants, « économiques » ou non, « réguliers » ou non – et ici le lexique semble perdre son caractère procédural ostentatoire puisqu’il a recours au terme plus connotatif d’« illegal aliens » (étrangers en situation irrégulière). Ce ne sont que des mots, mais ces définitions finissent par produire ce qu’elles indiquent. |
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