"Bassidje", auxiliaires juvéniles de la révolution iranienne

Organisation créée peu après le renversement du Chah par le nouveau pouvoir révolutionnaire pour mettre la jeunesse populaire au service de la révolution, Bassidje a été par la suite intégrée au sein de l'armée des Pasdarans, autre organisation militaire qui a vu le jour après la révolution pou...

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書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
第一著者: Khosrokhavar, Farhad
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Cultures & conflits 2005
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Organisation créée peu après le renversement du Chah par le nouveau pouvoir révolutionnaire pour mettre la jeunesse populaire au service de la révolution, Bassidje a été par la suite intégrée au sein de l'armée des Pasdarans, autre organisation militaire qui a vu le jour après la révolution pour la protéger contre les monarchistes et qui s'est constituée en force armée indépendante du corps de l'armée traditionnelle. Dans la guerre contre l'Irak, Bassidje, forte de presque un demi-million d'adhérents, encadrait des recrues volontaires. Le jeune Bassidji (celui qui adhère à Bassidje), entre une douzaine et une vingtaine d'années s'est fait remarquer par son dévouement total et son absence de crainte face à la mort. Il a souvent servi de chair à canon, contre l'armée irakienne. Bassidje monnayait l'incapacité de vivre des jeunes post-adolescents qu'anime le rêve révolutionnaire, irréalisable dans la vie. En s'enfermant dans Bassidje, cette partie de la jeunesse « martyropathe » se sauvait de la société réelle et de la déception consécutive à l'évanouissement des rêves. Bassidje préservait le rêve révolutionnaire, de sa mutation en cauchemar, il prévenait l'effondrement de l'identité éphémère de ses jeunes adhérents. D'où son succès considérable pendant les premières années où la révolution gardait encore son aura.