Les enfants soldats et usages de la violence au Mozambique
Tout au long du conflit mozambicain, et plus particulièrement dans la seconde moitié des années 1980, la RENAMO a recouru, de façon variable selon les régions, à l'enlèvement de jeunes enfants dont elle soumettait un certain nombre à un entraînement militaire et à un processus de socialisation...
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| Xuất bản năm: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Những tác giả chính: | , |
| Định dạng: | Article ou chapitre numérique |
| Ngôn ngữ: | Français |
| Được phát hành: |
Cultures & conflits
2006
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| Những chủ đề: | |
| Truy cập trực tuyến: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Tóm tắt: | Tout au long du conflit mozambicain, et plus particulièrement dans la seconde moitié des années 1980, la RENAMO a recouru, de façon variable selon les régions, à l'enlèvement de jeunes enfants dont elle soumettait un certain nombre à un entraînement militaire et à un processus de socialisation guerrière destiné à en faire de véritables combattants. Initiés à la culture de violence de la guérilla et à sa représentation magico-religieuse du monde et de l'action, les enfants-soldats accédaient ainsi à une nouvelle identité de « guerrier de caste » qui les intégrait entièrement à l'organisation. Cette pratique s'explique en partie par les difficultés de recrutement de la RENAMO et par sa stratégie de terrorisation des populations civiles dans laquelle les jeunes soldats avaient un rôle important à jouer. Mais elle renvoie surtout à la logique de fonctionnement globale de la guérilla, qui en tant qu'organisation guerrière tournée vers sa propre reproduction semble avoir cherché à se constituer une aristocratie militaire incarnant les valeurs de son projet social guerrier et garantissant sa perpétuation. Ce mode de fonctionnement n'est pas sans rappeler certaines expériences historiques locales. |
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