Les enfants perdus de la Commune
La Commune de Paris occupe une place particulière dans l'histoire des insurrections parisiennes. Elle est la dernière insurrection jacobine du XIXe siècle, mais, si elle a toujours pour cadre la rue et la barricade, une catégorie d'acteurs qui est censée ne pas participer au jeu politique...
Shranjeno v:
| izdano v: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Cultures & conflits
2006
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| Teme: | |
| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | La Commune de Paris occupe une place particulière dans l'histoire des insurrections parisiennes. Elle est la dernière insurrection jacobine du XIXe siècle, mais, si elle a toujours pour cadre la rue et la barricade, une catégorie d'acteurs qui est censée ne pas participer au jeu politique et social s'intègre au mouvement communaliste : les enfants. Le phénomène n'est certes pas nouveau : depuis 1830, les émeutes et les révolutions de Paris, notamment, ont généré des protagonistes privilégiés, l'ouvrier en blouse; le boutiquier; le gamin des rues; le garde national, qui se range tantôt du côté des insurgés, tantôt du côté de l'ordre; l'armée et les ruraux qui rentrent dans la capitale pour écraser l'insurrection. Il convient de rester très prudent sur cette participation des enfants, et devrait-on ajouter immédiatement, des adolescents à la Commune. La pauvreté des sources d'archives comparée à l'épaisseur des témoignages d'ordre littéraire et journalistique donne à penser que bien des questions resteront sans doute sans réponses. Aucun de ceux qui ont combattu n'a laissé, jusqu'à preuve du contraire, de récit de son « aventure ». Les témoignages, pas toujours de première main, sont donc des regards d'adultes, d'hommes et de femmes sur des classes d'âge dont ils ont une perception apparemment confuse : qui est un enfant, qui est un adolescent, à cette époque ? |
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