Contras et reContras nicaraguayens (1982-1993) : réflexions sur l'action armée et la constitution d'acteurs politico-militaires
L'apparition au Nicaragua des contras, opposants aux sandinistes, puis ensuite des recontras (ces contras démobilisés qui ont repris les armes sous la présidence de Violeta Chamorro) loin de traduire une quelconque "essence du politique" s'inscrit au contraire dans une transforma...
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| Veröffentlicht in: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
Cultures & conflits
2006
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| Schlagworte: | |
| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | L'apparition au Nicaragua des contras, opposants aux sandinistes, puis ensuite des recontras (ces contras démobilisés qui ont repris les armes sous la présidence de Violeta Chamorro) loin de traduire une quelconque "essence du politique" s'inscrit au contraire dans une transformation générale du contexte nicaraguayen qui a suivi l'effondrement du régime somoziste. Il convient donc d'interpréter le passage d'actions armées hétérogènes à l'instauration d'un climat de guerre civile marqué par un clivage ami/ennemi (clivage institué dans l'imaginaire avant de se traduire dans des pratiques "terroristes") en référence à ce cadre nouveau. Loin d'être l'apanage des contras ces représentations sont aussi, peu à peu, devenues celles des multiples fractions de l'opposition antisandiniste. Les accords de cessez-le-feu, les élections générales de 1990, ne traduisent pas seulement un affaiblissement des protagonistes armés mais également un effacement du clivage ami/ennemi. Les actions de recontras paraissent moins s'inscrire dans le cadre d' «inversions terroristes» que dans le cadre de brouillage des repères qui donnaient sens aux actions des contras. Enfin cette violence recontra témoigne tout à la fois d'un désenchantement politique, de l'apparition de référents démocratiques et de l'existence d'une violence prosaïque. |
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