La mise en scène de la violence politique à travers les conférences de presse du FLNC
Le FLNC occupe incontestablement le devant de la scène du terrorisme hexagonal. Pourtant, en dépit de sa longévité historique, de sa capacité militaire et de son implantation organisationnelle en Corse, il se démarque des autres mouvements terroristes à vocation nationale et indépendantiste tels que...
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| In: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Main Author: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
Cultures & conflits
2003
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| Subjects: | |
| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Le FLNC occupe incontestablement le devant de la scène du terrorisme hexagonal. Pourtant, en dépit de sa longévité historique, de sa capacité militaire et de son implantation organisationnelle en Corse, il se démarque des autres mouvements terroristes à vocation nationale et indépendantiste tels que l'ETA ou l'IRA, par un usage limité de la violence des armes. C'est cette autolimitation de la violence physique - inhabituelle dans le champ terroriste - qui surprend l'observateur. Parallèlement, la théâtralisation de la violence, à travers le phénomène des conférences de presse clandestines, est devenue une forme d'identité propre au FLNC. Simple coquetterie technique, fruit d'une tradition historique ou, plus vraisemblablement, résultat d'une stratégie des " acteurs " la mise en scène guerrière de la contestation nationalitaire oriente la violence sur un espace symbolique, contribuant ce faisant à son autolimitation. Celle-ci apparaît donc comme le résultat des relations étroites que le mouvement clandestin entretient avec les média, lui assurant une présence militaire au niveau national et une tribune politique où affirmer la " légitimité " de sa prétention à représenter le " peuple corse ". |
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