La régulation sociale par la violence : le rôle de la criminalité organisée dans l'Italie méridionale

Les activités illicites en Italie semblent avoir atteint, dans la dernière décennie, un niveau "critique". L'Etat italien n'a manifestement plus le monopole de l'usage de la violence sur son propre territoire. Toutefois, le développement de la criminalité dite organisée, qui...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
Autor principal: Catanzaro, Raimondo
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: Cultures & conflits 2006
Matèries:
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Les activités illicites en Italie semblent avoir atteint, dans la dernière décennie, un niveau "critique". L'Etat italien n'a manifestement plus le monopole de l'usage de la violence sur son propre territoire. Toutefois, le développement de la criminalité dite organisée, qui rentre directement en concurrence avec l'Etat, au titre notamment d'entreprise de protection garante des biens et de la sécurité physique, n'est "possible" que si ce dernier est incapable de tenir et d'assurer sa situation de détenteur de monopole de la violence. L'existence de cette criminalité est inhérente avec celle de l'Etat. Elle ne constitue pas un anti-Etat et ne peut "prospérer" que lorsqu'il y a un Etat, mais inefficace. La criminalité organisée n'est donc point liée à la disparition de l'Etat, mais "seulement" à sa faiblesse. Les réponses étatiques (les politiques publiques) semblent par ailleurs en total inadéquation avec les problèmes liés à la criminalité organisée. La combinaison entre l'hyperlégislation et la sous-exécution ont une incidence déterminante sur le rapport entre croissance des trafics illicites et croissance de la régulation sociale par la violence.