Virilité et culture ouvrière : pour une lecture des actions spectaculaires de la CGT
Depuis une quinzaine d'années, la CGT organise régulièrement des "actions spectaculaires" voire des "actions commandos", qui engagent un petit groupe d'individus fortement encadrés dans une mise en scène guerrière dirigée contre les symboles de l'adversaire étatiqu...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Cultures & conflits
2006
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Depuis une quinzaine d'années, la CGT organise régulièrement des "actions spectaculaires" voire des "actions commandos", qui engagent un petit groupe d'individus fortement encadrés dans une mise en scène guerrière dirigée contre les symboles de l'adversaire étatique ou patronal : occupations de locaux, blocages des voies routières ou ferroviaires, assauts contre des entreprises, etc. Ces opérations interprétées d'un point de vue externe comme une conséquence perverse de la routinisation des manifestations ouvrières ou comme un palliatif à la crise de la syndicalisation, revêtent un intérêt fondamental pour l'étude de la violence dès lors que l'on attache à leur dynamique interne. Elles mobilisent en effet les valeurs constitutives de l'ethos ouvrier, au premier rang desquelles se trouve la virilité - et ses multiples déclinaisons : culte de la force physique, valorisation de la force de combat, camaraderie masculine, solidarité dans la lutte... -, pour les soumettre à des contraintes et à des codes leur permettant de rester socialement acceptables. Ce déploiement de force, théâtralisé et sous contrôle, montre combien la violence peut-être retravaillée, ritualisée et, en quelque sorte, pacifiée. |
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