Temporalités et liminalités : les exilés entre incertitude et indésirabilité
Les frontières des États sont « des temps inscrits dans des espaces », nous dit Michel Foucher. Elles imposent aux exilés de vivre dans des interstices, dans des temporalités nourries de provisoire. Pourtant, une telle épaisseur des frontières paraît niée. En atteste le fait que les espaces occupés...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
Cultures & conflits
2026
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| Gaiak: | |
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Les frontières des États sont « des temps inscrits dans des espaces », nous dit Michel Foucher. Elles imposent aux exilés de vivre dans des interstices, dans des temporalités nourries de provisoire. Pourtant, une telle épaisseur des frontières paraît niée. En atteste le fait que les espaces occupés par les exilés sont souvent compris comme s’ils ne devaient exister que dans l’instant présent. Or, les migrations sont bien des réalités pouvant être anticipées et pouvant se perpétuer, qui créent de la continuité et de la mémoire. Les exilés demeurent. Ils peuvent difficilement quitter ce temps des frontières, caractérisé par l’incertitude dans l’assignation et l’assignation dans l’incertitude. Les frontières sont mobiles et labiles ; leurs temporalités sont multiples et variables. Selon une appréhension théorique, l’article étudie ainsi l’exilé comme individu liminaire qui incarne la frontière : le parcours migratoire, parce qu’il se compose de seuils perpétuels à franchir, fait frontière. |
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