Apories de la crise de légitimation politique. Janvier et l’hypothèse du basculement en Tunisie
Cet article analyse la centralité symbolique du mois de janvier dans les anticipations politiques tunisiennes contemporaines, fréquemment investi comme moment potentiel de basculement. À partir d’une approche sociologique et historique, il interroge les apories analytiques des lectures téléologiques...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Cultures & conflits
2026
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | Cet article analyse la centralité symbolique du mois de janvier dans les anticipations politiques tunisiennes contemporaines, fréquemment investi comme moment potentiel de basculement. À partir d’une approche sociologique et historique, il interroge les apories analytiques des lectures téléologiques des crises de légitimation, qui tendent à projeter des dénouements nécessaires à partir de signaux fragiles. Sans trancher entre les conditions d’un basculement politique possible et celles d’une consolidation du régime actuel, le texte examine janvier comme un opérateur analytique révélant les tensions, les attentes et les impasses propres à la configuration politique post-2021. Il met en évidence la dissociation entre la personnalisation verticale du pouvoir et une recomposition autoritaire, fragmentée et sélective, des mécanismes de légitimation horizontale, fortement structurée par la revendication d’un monopole sur la définition de la question sociale. En replaçant les anticipations de rupture dans l’économie morale du désenchantement populaire et dans l’histoire sociale récente de la Tunisie, l’article éclaire les conditions sociales, politiques et symboliques qui rendent ces attentes à la fois persistantes, ambivalentes et largement déceptives. |
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