De l’in/stabilité du jeu politique
Ce numéro de la revue Cultures & Conflits se propose d’interroger une certaine grammaire à l’œuvre : que produit, politiquement et socialement parlant, l’obsession de stabiliser et de promouvoir la « résilience » ? Quelles médiations s’épuisent quand des architectures techniques – que l’on parle...
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| 發表在: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| 格式: | Article ou chapitre numérique |
| 語言: | Français |
| 出版: |
Cultures & conflits
2026
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| 在線閱讀: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 總結: | Ce numéro de la revue Cultures & Conflits se propose d’interroger une certaine grammaire à l’œuvre : que produit, politiquement et socialement parlant, l’obsession de stabiliser et de promouvoir la « résilience » ? Quelles médiations s’épuisent quand des architectures techniques – que l’on parle de sécurité ou d’indicateurs – se substituent à la délibération démocratique ? Et comment des politiques de précaution deviennent des doctrines de gouvernement qui normalisent l’exception, externalisent les coûts et, in fine, resserrent les marges de contestation ? Souvent, pour éviter ces contestations, les politiques de précaution comme doctrines de gouvernement invoquent des catastrophes à venir et jouent sur les politiques de prévention et des instruments de prédiction incapables de tenir leurs promesses, malgré la course en avant technologique. Il en résulte une gouvernementalité du malaise ou de l’inquiétude, qui favorise les tentations autocratiques. En cartographiant ces déplacements dans plusieurs univers – la sécurité, la diplomatie, l’expertise, la ville et les savoirs – les contributions de ce numéro examinent ce que la promesse de continuité fait au politique, et comment l’invocation de la résilience sert souvent d’écran à l’invention collective du changement. This issue of Cultures & Conflits explores a specific operative grammar: what are the political and social consequences of the fixation on stabilising and promoting “resilience”? What mediations are exhausted when technical architectures, whether in the form of security apparatuses or indicators, replace democratic deliberation? How do precautionary policies become government doctrines that normalise exceptions, externalise costs, and ultimately restrict the scope for contestation? Often, to prevent such contestation, precautionary policies as governing doctrines invoke impending catastrophes and rely on preventive policies and predictive instruments that, despite relentless technological acceleration, are unable to deliver on their promises. The result is a governmentality of unease or anxiety that fosters autocratic tendencies. By mapping these shifts across several domains – security, diplomacy, expertise, the city and academic knowledge – the contributions in this issue examine the impact of the promise of continuity on politics and how the invocation of resilience often obscures the collective invention of change. |
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