La force symbolique du droit international : le cas de Gaza
La justice internationale, bien qu’imparfaite, constitue un outil symbolique fort contre la loi du plus fort. Le dossier thématique de ce numéro 138 explore la portée et les limites de cette idée suite aux trois coups de tonnerre de la justice internationale de l’année 2024 relatifs aux politiques i...
Na minha lista:
| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Cultures & conflits
2025
|
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La justice internationale, bien qu’imparfaite, constitue un outil symbolique fort contre la loi du plus fort. Le dossier thématique de ce numéro 138 explore la portée et les limites de cette idée suite aux trois coups de tonnerre de la justice internationale de l’année 2024 relatifs aux politiques israéliennes en Israël/Palestine : l’ordonnance de la Cour Internationale de Justice du 29 janvier 2024 relevant un risque « plausible » de génocide à Gaza, l’avis de cette même cour du 19 juillet 2024 sur l’illicéité de la colonisation des territoires palestiniens et l’émission le 21 novembre 2024, par la Cour Pénale Internationale, d’un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour crimes contre l’humanité. Les contributions éclairent ces développements en évitant deux écueils : celui d’un prétendu « réalisme » affirmant que le droit n’est rien sans la force et celui, symétrique, qui suggère que le droit ne peut rien contre celle-ci. Ce numéro apporte ainsi une contribution originale et réflexive sur la justice internationale alors que celle-ci subit une épreuve historique. International justice, although imperfect, constitutes a powerful symbolic instrument against the law of the strongest. The thematic dossier of this issue 138 examines the scope and limitations of this concept in light of three seismic events in international justice during 2024 concerning Israeli policies in Israel/Palestine: the International Court of Justice’s order of January 29, 2024, recognizing a “plausible” risk of genocide in Gaza; the same court’s advisory opinion of July 19, 2024, on the illegality of colonizing Palestinian territories; and the issuance on November 21, 2024, by the International Criminal Court of an arrest warrant against Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu for crimes against humanity. The contributions illuminate these developments while avoiding two pitfalls: the purported “realism” that asserts law is powerless without force, and its symmetrical counterpart, which contends that law can do nothing against force. This issue thus offers an original and reflective contribution on international justice as it undergoes a historic test. |
|---|