Les crises politiques au prisme des trajectoires militantes dans le monde arabe et ses diasporas
Que font les crises politiques aux individus ? Comment les affectent-elles ? Le présent dossier dialogue avec les travaux sur le protagonisme et ceux sur les bifurcations et les reconversions militantes, pour étudier les incidences de tels moments sur les trajectoires biographiques. Qu’il s’agisse d...
Salvato in:
| Pubblicato in: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
Cultures & conflits
2025
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Que font les crises politiques aux individus ? Comment les affectent-elles ? Le présent dossier dialogue avec les travaux sur le protagonisme et ceux sur les bifurcations et les reconversions militantes, pour étudier les incidences de tels moments sur les trajectoires biographiques. Qu’il s’agisse de militants « aguerris » ou d’individus ordinaires politisés dans et par l’évènement, les articles croisant histoire, sociologie et sciences politiques, permettent tout aussi bien de saisir ce qui se joue dans ce moment de fluidité, que d’étudier comment celui-ci se traduit par la suite dans des réarrangements biographiques partiels ou globaux. Dans une perspective micro-sociologique attentive aux expériences, aux subjectivités et aux trajectoires, c’est le « je » du participant engagé dans la crise, et son inscription dans un « nous » collectif qui se prolonge au-delà de l’événement, qui sont mis en question ici. En entamant un dialogue entre la « petite » et la « grande » histoire, c’est la crise elle-même et son épaisseur sociale que nous proposons d’appréhender autrement. What political crises do to individuals? How do they affect them? This dossier is a dialogue between studies on protest and those on bifurcations and militant reconversions, examining the impact of such moments on biographical trajectories. Whether we are talking about ‘ experienced’ activists or ordinary individuals politicised in and by the event, the articles, which combine history, sociology and political science, make possible to grasp what is at stake in this moment of fluidity, as well as to study how it is subsequently reflected in partial or global biographical rearrangements. From a micro-sociological perspective, attentive to experiences, subjectivities and trajectories, it is the ‘I’ of the participant involved in the crisis, and his or her inclusion in a collective ‘we’ that extends beyond the event, that are called into question here. By initiating a dialogue between ‘small’ and ‘big’ history, we are proposing a new way of looking at the crisis itself and its social dimensions. |
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