Sécuriser l’avenir pour mieux militariser le présent ?
Cet article s’intéresse à l’énigme de la Red Team française : projet d’anticipation de menaces lancé en 2019 avec l’intention de contribuer à l’innovation technologique et capacitaire des armées, la Red Team est devenue une vaste opération médiatique dont les contenus des scénarios développés, mais...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Cultures & conflits
2025
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| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article s’intéresse à l’énigme de la Red Team française : projet d’anticipation de menaces lancé en 2019 avec l’intention de contribuer à l’innovation technologique et capacitaire des armées, la Red Team est devenue une vaste opération médiatique dont les contenus des scénarios développés, mais surtout la publicité ciblant le grand public, semblent avoir peu à voir avec les objectifs annoncés. En prenant appui sur l’approche sociologique de la théorie de la sécuritisation, il sera argumenté qu’il s’agit d’un mouvement sécuritisant de l’avenir dont le but est de justifier des compétences politiques élargies des forces armées, ambition qui s’inscrit dans les tendances des relations civilo-militaires en France depuis la fin de la Guerre froide. En effet, l’argument central de ce texte est qu’en mobilisant des savoirs artistiques et scientifiques, l’institution militaire permet de crédibiliser un discours sur l’incapacité des pouvoirs civils à protéger l’autorité étatique, discours selon lequel seul le recours à des pouvoirs exceptionnels des armées permettra de sauver l’avenir. |
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