Quand des illégalismes économiques populaires répondent à ceux des puissants. Monopoles commerciaux et pillages alimentaires au Burkina Faso
Au Burkina Faso, il est commun d’invoquer les « monopoles commerciaux donnés par l’État aux grands commerçants » même si, officiellement, il n’y a presque plus de monopole dans le pays. Une telle expression dénonce les rapports cachés entre les autorités politiques et les élites économiques et la ma...
Uloženo v:
| Vydáno v: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Hlavní autor: | |
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
Cultures & conflits
2024
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| Témata: | |
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Au Burkina Faso, il est commun d’invoquer les « monopoles commerciaux donnés par l’État aux grands commerçants » même si, officiellement, il n’y a presque plus de monopole dans le pays. Une telle expression dénonce les rapports cachés entre les autorités politiques et les élites économiques et la manière dont ces dernières peuvent, grâce à une application plus souple de la loi à leur encontre, dominer la distribution des biens de consommation courante. Cet article interroge les compréhensions populaires de ce phénomène à partir d’entretiens réalisés dans des quartiers populaires des deux principales villes du pays, mais aussi les réponses collectives qui peuvent lui être données en revenant sur les pillages alimentaires survenus pendant l’insurrection de 2014. Ce faisant, il s’agit de se demander comment des illégalismes économiques populaires répondent ponctuellement à celui des puissants, sans que l’ordre social s’en trouve pour autant bouleversé. |
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