Retenue dans les moeurs et maîtrise de la violence politique. La thèse de Norbert Elias
Norbert Elias fait du niveau de maîtrise de l’affectivité dans une société, un élément déterminant du processus de civilisation. C’est en effet dans la mise à l’écart de l’agressivité et de la violence par le contrôle social, ancré dans l’organisation étatique, qu’il voit la marque d’une société civ...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Autor Principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Cultures & conflits
2005
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Norbert Elias fait du niveau de maîtrise de l’affectivité dans une société, un élément déterminant du processus de civilisation. C’est en effet dans la mise à l’écart de l’agressivité et de la violence par le contrôle social, ancré dans l’organisation étatique, qu’il voit la marque d’une société civilisée. Dans les règles de la civilité et de la politesse Elias veut donc voir la possibilité et le moyen de réaffirmer une éthique du comportement de soi, le concours de chaque individu au maintien de l’ordre dans une société. Elias n’est guère arrêté sur le fait que les règles de la civilité sont des formes qui non seulement entravent la violence mais parfois aussi la font naître et l’accompagnent. Il ne s’est pas montré très sensible à la dimension paradoxale de la « retenue ». Or, c’est un des aspects par où prolonger et approfondir la composante anthropologique et politique de la maîtrise de soi, comme l’on bien souligné les auteurs contemporains. |
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