Les interventions militaires sont-elles une cause du « terrorisme » ?

Une multitude d’études quantitatives ont conclu que l’interventionnisme militaire est un facteur explicatif central du terrorisme. Pourtant, cette littérature est rarement mobilisée dans le champ des études francophones. Ce point aveugle semble découler d’une méfiance par rapport aux soubassements p...

Descrizione completa

Salvato in:
Dettagli Bibliografici
Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
Autori principali: Delori, Mathias, Egger, Clara, Magni-Berton, Raul, Varaine, Simon
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Cultures & conflits 2022
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:Une multitude d’études quantitatives ont conclu que l’interventionnisme militaire est un facteur explicatif central du terrorisme. Pourtant, cette littérature est rarement mobilisée dans le champ des études francophones. Ce point aveugle semble découler d’une méfiance par rapport aux soubassements positivistes de ces études quantitatives et leur manque apparent de réflexivité par rapport à la notion de terrorisme. Ce texte présente l’argument selon lequel cette méfiance est en partie fondée mais qu’elle se dissipe si l’on adopte une définition nominaliste du « terrorisme ». On ne mesure pas alors le poids de l’interventionnisme militaire sur le terrorisme au sens strictement réaliste du terme – cet objet est de toute façon impossible à cerner – mais sur la genèse de ce que le discours hégémonique appelle « terrorisme », à savoir les attaques violentes des groupes non-étatiques que ce même discours qualifie de « terroristes ».