La rivalité mimétique, une matrice de la guerre contre le terrorisme et de ses stratégies discursives ?
La guerre contre le « terrorisme » ne fait pas que détruire ; elle crée aussi des liens de réciprocité entre les acteurs du conflit : réciprocité des sentiments moraux, des identités et surtout des pratiques concrètes. L’argument développé dans cet article est que la théorie de la rivalité mimétique...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Auteurs principaux: | , , , , |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
Cultures & conflits
2022
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | La guerre contre le « terrorisme » ne fait pas que détruire ; elle crée aussi des liens de réciprocité entre les acteurs du conflit : réciprocité des sentiments moraux, des identités et surtout des pratiques concrètes. L’argument développé dans cet article est que la théorie de la rivalité mimétique de René Girard permet de saisir ces dynamiques qui rendent non seulement improbable la fin du conflit mais contribuent aussi à son escalade. La théorie de la rivalité mimétique révèle le rôle joué par la structuration des discours et des identités au cours de la relation violente, l’incapacité croissante des acteurs à comprendre les motifs d’action de leurs adversaires et l’extension du champ de la rivalité. Elle constitue un antidote par rapport aux explications qui radicalisent les identités en refusant et en s’offusquant des ressemblances qui émergent du combat. Elle constitue aussi une antithèse aux explications par la géopolitique des cultures et des civilisations qui nourrissent la méconnaissance des dynamiques de la violence. |
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