Introduction à la « forme-rapport » : caractéristiques et temporalités d’une production de vérité publique 

En s’appuyant sur une étude de différents rapports rédigés entre 1999 et 2004 à propos du massacre de Srebrenica, cet article entend mettre en évidence la façon dont peut s’élaborer une « vérité publique ». Tout rapport est basé sur un contrat de lecture particulier qui induit des constantes voire d...

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Библиографические подробности
Опубликовано в: :URI:https://journals.openedition.org/conflits,
Главный автор: Fournel, Jean-Louis
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: Cultures & conflits 2010
Online-ссылка:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Описание
Итог:En s’appuyant sur une étude de différents rapports rédigés entre 1999 et 2004 à propos du massacre de Srebrenica, cet article entend mettre en évidence la façon dont peut s’élaborer une « vérité publique ». Tout rapport est basé sur un contrat de lecture particulier qui induit des constantes voire des contraintes (auteur collectif, liens entre auditions, enquêtes et rédaction, recommandations éventuelles, analyse de la causalité etc.), ce qui contribue à définir une « forme-rapport ». L’article s’attarde notamment sur une constante particulière, à savoir les relations entre trois formes de temporalités : temps des événements, temps mobilisé dans le rapport, temps de l’enquêteur. Au terme de l’analyse, maintes ambiguïtés demeurent sur la sélection des données, l’éventuelle auto-censure, le statut de l’information publiée et l’utilisation des résultats, la crédibilité des causalités, les effets sur les opinions publiques et les gouvernements. Les rapports encouragent ainsi une complexité qui, paradoxalement, joue au bénéfice de la recherche d’une vérité des faits mais aussi, parfois, aux dépens d’une saisie du sens historique.