Enjeux d’identification et de surveillance à l’heure de la biométrie

La biométrie mesure l’unicité d’un individu à partir des parties inchangeables de son corps. Elle est présentée comme la méthode la plus scientifique pour identifier les individus avec certitude et pour contrôler le futur. Cet article examine l’adoption d’un dispositif sophistiqué de surveillance et...

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Pubblicato in:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
Autore principale: Ceyhan, Ayse
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: Cultures & conflits 2007
Soggetti:
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:La biométrie mesure l’unicité d’un individu à partir des parties inchangeables de son corps. Elle est présentée comme la méthode la plus scientifique pour identifier les individus avec certitude et pour contrôler le futur. Cet article examine l’adoption d’un dispositif sophistiqué de surveillance et d’identification par la biométrie comme faisant partie d’une problématique de la maîtrise de la fluidité par l’Etat. Défié dans ses fonctions weberiennes par la globalisation et la transnationalisation, l’Etat cherche à restaurer son monopole sur l’identification des personnes et sur la surveillance des mouvements en recourant aux technologies biométriques. Or, cette préoccupation de « sécuriser » dépasse les limites de l’Etat et constitue un enjeu de surveillance au niveau global. Par conséquent, il faudra repenser l’Etat dans un cadre post-weberien où la globalisation de la biométrie participe à la déterritorialisation des contrôles.