Investissement militant et violence contre soi au sein du Parti des travailleurs du Kurdistan

Parler de violences contre soi, c’est faire l’hypothèse d’une continuité relative entre violences auto-infligées (les grèves de la faim par exemple) et violences auto-sacrificielles (les « attaques-suicides »). Le développement, au sein du conflit kurde, d’un certain imaginaire du corps souffrant a...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
Auteur principal: Grojean, Olivier
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cultures & conflits 2006
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Parler de violences contre soi, c’est faire l’hypothèse d’une continuité relative entre violences auto-infligées (les grèves de la faim par exemple) et violences auto-sacrificielles (les « attaques-suicides »). Le développement, au sein du conflit kurde, d’un certain imaginaire du corps souffrant a en effet conduit le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à renverser ce stigmate et à construire un système au sein duquel seuls l’investissement de soi et la discipline permettaient d’être à la hauteur des exigences du chef. C’est la fabrique des martyrs et la diffusion d’un certain idéal d’engagement qui a permis aux membres et sympathisants du parti de recourir, en fonction des circonstances, à telle ou telle forme de violence contre soi.