Israël face aux attentats-suicides : le nouvel ethos de la violence
Cet article interroge l’impact des attentats-suicides sur la relation conflictuelle israélo-palestinienne et tente de comprendre comment les narrations israéliennes, en intégrant ce phénomène, se modifient et renouvellent les perceptions de soi ainsi que les représentations de l’ennemi. Les attaques...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
Cultures & conflits
2006
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| Pynciau: | |
| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | Cet article interroge l’impact des attentats-suicides sur la relation conflictuelle israélo-palestinienne et tente de comprendre comment les narrations israéliennes, en intégrant ce phénomène, se modifient et renouvellent les perceptions de soi ainsi que les représentations de l’ennemi. Les attaques suicides réactivent l’angoisse existentielle des Israéliens. Malgré la supériorité militaire et économique d’Israël dans la région, le sentiment d’insécurité est profondément ancré dans les esprits de la population et alimente un récit victimaire. Il façonne le prisme sécuritaire qui se forge dans les cercles de décision politique et militaire et au sein de la société, évacuant l’approche politique fondée sur la recherche de compromis. Il contribue à diaboliser l’adversaire. Si l’ennemi palestinien personnifie désormais le Mal absolu aux yeux de nombreux Israéliens, par voie de conséquence, il ne leur reste plus qu’à incarner le Bien et le Juste. Cette vision de soi exclut les voix internes discordantes, quitte à renoncer à certaines valeurs morales. |
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