Entre secret et publicité : la police politique suisse durant la guerre froide
Cet article s’intéresse à la police politique suisse durant la période de guerre froide, caractérisée par une intense activité de surveillance des opposants politiques de gauche. Une première partie est consacrée à la logique de fonctionnement du service de renseignement intérieur. Il apparait que l...
Enregistré dans:
| Dans: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
|---|---|
| Auteur principal: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
Cultures & conflits
2020
|
| Sujets: | |
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Cet article s’intéresse à la police politique suisse durant la période de guerre froide, caractérisée par une intense activité de surveillance des opposants politiques de gauche. Une première partie est consacrée à la logique de fonctionnement du service de renseignement intérieur. Il apparait que la surveillance d’activités politiques ordinaires est devenue l’ordinaire du service. Une deuxième partie s’intéresse, notamment à partir du concept de « transactions collusives » de Michel Dobry, aux ressorts de la légitimation de cette institution, toujours en tension avec les principes de l’État libéral. Il est montré que la police politique est insérée dans un réseau d’échanges intersectoriels, faits d’accords tacites et de non-ingérence. Loin d’être absolument secrète, la surveillance policière fait régulièrement l’objet de controverses mais n’est pas largement remise en cause, faute d’un rapport de force favorable aux opposants. |
|---|