Y a-t-il une exception paysanne ? : réalité et limites de la violence contestataire des paysans bretons

De nombreux observateurs des protestations paysannes en France insistent sur leur caractère particulièrement violent. Les paysans sont alors présentés comme une exception en ce qu'ils échapperaient au processus général de modération des luttes qui affectent les conflits sociaux. cette thèse est...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
Glavni avtor: Duclos, Nathalie
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Cultures & conflits 2006
Teme:
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Opis
Izvleček:De nombreux observateurs des protestations paysannes en France insistent sur leur caractère particulièrement violent. Les paysans sont alors présentés comme une exception en ce qu'ils échapperaient au processus général de modération des luttes qui affectent les conflits sociaux. cette thèse est réexaminée ici à partir de l'analyse comparative des mobilisations bretonnes qui se sont déroulées depuis 1960 jusqu'à nos jours. Une simple typologie des violences, fondée sur leur intensité, ne suffit pas à rendre compte de manière très probante d'une modération de la contestation. Les paysans bretons, tout en modifiant sensiblement leurs protestations n'ont certainement pas proscrit l'usage de la violence. Mais une analyse plus large des processus de mobilisation, et des représentations afférentes, dans le permet de prendre toute la mesure d'une évolution dans le mouvement de juin 1961 où domine une logique très fortement conflictuelle d'instrumentalisation de la violence où celle-ci joue un rôle central. Au contraire en 1983-1984, il apparaît que les paysans sont sensiblement incités à réduire la part de violence qui demeure dans leurs mobilisations, et ceci sous la "pression", notamment, d'une opinion publique hostile aux manifestations de brutalités. Il est donc permis de conclure à une évolution tendancielle de la contestation paysanne vers la modération.