Lectures sociologiques de la violence policière en Grande Bretagne

Par-delà l'impression d'une violence policière accrue en réponse à une violence sociale inédite en Grande-Bretagne, il convient d'avoir recours à deux cadres d'analyse distincts. Les approches microsociologiques anglo-saxonnes relatives à la culture policière forment le premier....

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التفاصيل البيبلوغرافية
الحاوية / القاعدة:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
المؤلف الرئيسي: Journès, Claude
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: Cultures & conflits 2006
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الوصول للمادة أونلاين:Accès Université d'Orléans et IFPM
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الملخص:Par-delà l'impression d'une violence policière accrue en réponse à une violence sociale inédite en Grande-Bretagne, il convient d'avoir recours à deux cadres d'analyse distincts. Les approches microsociologiques anglo-saxonnes relatives à la culture policière forment le premier. A la suite de William Westley selon lequel les policiers réagissent parce qu'ils se sentent en danger, différents auteurs soulignent leur interaction conflictuelle avec la population et la détermination situationnelle plus que légale de leur recours à la violence. A la différence de ces études dépourvues de perspectives diachronique et qui négligent un examen approfondi de l'environnement sociétal, il est possible de s'inspirer du cadre d'analyse de Norbert Elias. On constate par le biais d'une lecture rétrospective une tendance à la réduction de la violence sociale en Grande-Bretagne. Mais le processus de généralisation de l'autocontrôle n'est pas absolu comme en témoigne l'exception du hooliganisme sportif lié aux couches inférieures de la classe ouvrière. L'action policière elle, malgré certaines dérives spécialement au cours de la grève des mineurs, semble caractérisée aussi par une réduction de la violence même dans le maintien de l'ordre.