Délit politique et terrorisme en Belgique : du noble au vil
La loi du 19 décembre 2003 inscrivant au Code pénal des infractions terroristes spécifiques marque une nouvelle étape dans l’évolution du délit politique en Belgique. En effet, l’élément moral « politique » retenu dans la définition de ces infractions est conçu comme une circonstance aggravante, et...
שמור ב:
| הוצא לאור ב: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| מחבר ראשי: | |
| פורמט: | Article ou chapitre numérique |
| שפה: | Français |
| יצא לאור: |
Cultures & conflits
2006
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| נושאים: | |
| גישה מקוונת: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| סיכום: | La loi du 19 décembre 2003 inscrivant au Code pénal des infractions terroristes spécifiques marque une nouvelle étape dans l’évolution du délit politique en Belgique. En effet, l’élément moral « politique » retenu dans la définition de ces infractions est conçu comme une circonstance aggravante, et contredit ainsi le principe du régime de faveur établi aux premières heures de la Belgique et progressivement restreint dans son application. Plus largement, cette « dé-politisation » du délit politique à travers le terrorisme renvoie à la gouvernementalité et au modèle démocratique contemporains, qui semblent induire une exclusion de l’idéologie hors du champ de ce qui constitue, selon Foucault, les « conditions du vrai et du faux ». |
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