Marronnages érotiques : le dancehall jamaïcain entre culture et slackness

Cousin jamaïcain du rap américain, le dancehall est souvent présenté comme l’enfant terrible du reggae. À l’instar du rap, c’est d’abord une musique qui porte l’expérience de la pauvreté. Elle résonne comme l’écho de la dureté des conditions de vie dans les ghettos de Kingston. Ainsi le dancehall fa...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
出版年:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
主要な著者: Beauchez, Jérôme, Cooper, Carolyn
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: Cultures & conflits 2017
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Cousin jamaïcain du rap américain, le dancehall est souvent présenté comme l’enfant terrible du reggae. À l’instar du rap, c’est d’abord une musique qui porte l’expérience de la pauvreté. Elle résonne comme l’écho de la dureté des conditions de vie dans les ghettos de Kingston. Ainsi le dancehall fait-il souvent scandale auprès de la « bonne société », tant par ses mises en scène du sexe, de la violence et de l’argent – autant de sujets qui renvoient au domaine du slackness (i.e. de la débauche) – que par les critiques sociales proférées par ses artistes à l’encontre des valeurs de la classe dominante auxquelles sont opposés les principes de leur culture : celle des exclus de la société jamaïcaine. À partir d’un entretien avec Carolyn Cooper, professeure à l’Université des West Indies, ce dossier propose une lecture des codes du dancehall en dialogue avec une chercheuse qui a initié son étude en Jamaïque. Entre culture et slackness, un tel regard dépasse les limites de la scène musicale pour ouvrir une perspective originale sur la culture populaire jamaïcaine, ses résistances et ses conflits.