La création de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples. Les dessous d’une ingénierie institutionnelle multicentrée
L’étude du processus d’ingénierie institutionnelle de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples révèle le rôle central joué par les ONG : elles ont donné l’impulsion initiale, orchestré la mobilisation, encadré les négociations et milité pour l’adoption du Protocole. Ce nouveau mode de...
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| Publicado no: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
Cultures & conflits
2006
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | L’étude du processus d’ingénierie institutionnelle de la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples révèle le rôle central joué par les ONG : elles ont donné l’impulsion initiale, orchestré la mobilisation, encadré les négociations et milité pour l’adoption du Protocole. Ce nouveau mode de production du droit doit cependant être analysé avec un regard critique afin de déceler les logiques de pouvoir très fortes au sein du « monde multicentré ». La professionnalisation des ONG et l’autonomisation du champ de la production des standards juridiques vont de pair avec la marginalisation des militants locaux. L’activité de production de normes est l’affaire des experts juridiques apolitiques qui entretiennent des relations de collaboration avec les notables des diplomaties d’Etat et des organisations intergouvernementales. |
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