Marges urbaines et résistances citadines

Dans un contexte de mondialisation et d'urbanisation néo-libérale, les citadins ont souvent le sentiment d'avoir peu prise sur les décisions qui les concernent et touchent leur vie quotidienne. Cependant, loin d'être passifs ou anomiques, ils mettent en œuvre des stratégies — plus ou...

ver descrição completa

Na minha lista:
Detalhes bibliográficos
Publicado no:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: Cultures & conflits 2016
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Dans un contexte de mondialisation et d'urbanisation néo-libérale, les citadins ont souvent le sentiment d'avoir peu prise sur les décisions qui les concernent et touchent leur vie quotidienne. Cependant, loin d'être passifs ou anomiques, ils mettent en œuvre des stratégies — plus ou moins visibles, discrètes, éphémères — d'appropriation de l'espace, de défense territoriale, d'opposition ou de contournement. Nous postulons que ces actes ordinaires émanant des « subalternes » peuvent être qualifiés de résistance dès lors qu'ils nient, négligent, adaptent ou contestent les règles du jeu introduites par les acteurs dominants. Ce numéro de Cultures & Conflits propose une analyse des résistances à partir de terrains et d’acteurs diversifiés mais qui ont en commun d’être situés aux marges de la ville et aux marges de la société. Ici, la ville n’est pas un arrière-plan des résistances : lieu de déploiement des conflits, elle est également l’enjeu des luttes. Enfin, les contributions ouvrent plus particulièrement le débat sur la dimension subversive et contestataire de ces résistances ordinaires. In a context of globalization and neo-liberal urbanization, city-dwellers often feel that they have little control over decisions which directly concern them and impact their daily lives. However, far from being passive or anomic, they use strategies of space appropriation, of territorial defense, of opposition and of bypassing—all of which are more or less visible, discrete, and ephemeral. In this special edition, we suggest that such ordinary acts emanating from “subalterns” can be qualified as forms of resistance as long as they refute, neglect, adapt, or contest the rules of the game established by dominant actors. Taking into account a diverse array of actors and contexts, this issue of Cultures & Conflicts proposes an analysis of resistances situated both at the margins of the city and at the margins of society. The city is not just a backdrop of resistance; the very space in which conflicts are deployed, the city itself is both a battleground and what is at stake. Lastly, the contributions brought together here engage directly in debates on the subversive and disobedient nature of such ordinary acts of resistance.