Passer le port ? La gestion des passagers clandestins au Pirée

La privatisation du port du Pirée, au profit d’un groupe maritime chinois (Cosco), accélère l’application des normes européennes de sécurité portuaire (inspirées par les politiques post 11 septembre conduites aux États-Unis) en même temps qu’elle produit un espace « privé » déconnecté du territoire...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
Hoofdauteur: Maquet, Paloma
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: Cultures & conflits 2016
Onderwerpen:
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Omschrijving
Samenvatting:La privatisation du port du Pirée, au profit d’un groupe maritime chinois (Cosco), accélère l’application des normes européennes de sécurité portuaire (inspirées par les politiques post 11 septembre conduites aux États-Unis) en même temps qu’elle produit un espace « privé » déconnecté du territoire national grec. Aussi, l’État, se désengageant, entérine un transfert des traditionnelles fonctions régaliennes de contrôle des frontières vers l’ensemble des acteurs portuaires. En parallèle, les règlementations communautaires relatives à l’arrivée de passagers clandestins légalisent un système de pratiques opaques laissant les acteurs maritimes (capitaines, armateurs, assureurs) « gérer » ces migrants de façon de plus en plus « autonome », sans regard étatique ou démocratique. Le Pirée est un terrain d’observation privilégié de ces modalités privatisées de production de la frontière migratoire européenne.