L’extension transnationale du domaine de la lutte symbolique : comment les savoirs d’État sur les frontières passent-ils les frontières de l’État ?
Pourquoi l’UE promeut-elle au Kirghizstan le concept de gestion des frontières de l’OSCE, tandis que l’OSCE exporte celui de l’UE au Tadjikistan ? Pour élucider cet apparent paradoxe, cet article met à jour la lutte symbolique transnationale que se livrent deux guildes professionnelles : gardes-fron...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
Cultures & conflits
2015
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Pourquoi l’UE promeut-elle au Kirghizstan le concept de gestion des frontières de l’OSCE, tandis que l’OSCE exporte celui de l’UE au Tadjikistan ? Pour élucider cet apparent paradoxe, cet article met à jour la lutte symbolique transnationale que se livrent deux guildes professionnelles : gardes-frontières finlandais et austro-hongrois se disputent le monopole de la définition légitime des moyens de circuler en Europe, et au-delà. Aux sièges européens, les Finlandais investissent l’avant-scène de l’UE, reléguant ainsi leurs concurrents austro-hongrois à l’arrière-scène de l’OSCE. Mais sur les terrains centrasiatiques, les premiers prodiguent l’assistance de l’OSCE au Tadjikistan, tandis que les seconds délivrent l’aide de l’UE au Kirghizstan. Ce chassé-croisé permet de comprendre pourquoi la stratégie tadjikistanaise reprend le Modèle Schengen en quatre filtres, tandis que la stratégie kirghizstanaise se réfère implicitement à l’approche coopérative de l’OSCE. |
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