Comment les sociétés « se débarrassent de leurs vivants » : dangerosité et psychiatrie, la donne contemporaine
La psychiatrie est toujours plus convoquée au dépistage et à la gestion des individus dits dangereux : nombreux sont les pays qui utilisent des instruments actuariels pour produire une mesure « objective » du risque présenté par un individu souffrant de « troubles mentaux », ainsi que ceux qui intro...
Tallennettuna:
| Julkaisussa: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
Cultures & conflits
2015
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | La psychiatrie est toujours plus convoquée au dépistage et à la gestion des individus dits dangereux : nombreux sont les pays qui utilisent des instruments actuariels pour produire une mesure « objective » du risque présenté par un individu souffrant de « troubles mentaux », ainsi que ceux qui introduisent des sanctions judiciaires pour les psychiatres qui échoueraient dans leur mission de contrôle social. Or la notion de dangerosité n’est ni juridique ni médicale : elle résulte de la technologie de pouvoir qu’est l’expertise médico-légale. À ce titre, elle fut problématisée par Michel Foucault dans une série de textes et interventions des années 1970 en tant qu’elle a permis la mise en place d’un « doublage juridico-clinique » entre acte criminel et subjectivité criminelle. Face au tout-sécuritaire utilitariste, cet article fait retour sur les problématisations foucaldiennes afin de tenter de miser sur « les capacités éthiques » des acteurs du monde médico-légal et de déstabiliser une mise en intelligibilité banalisée du droit pénal en termes de gestion des risques. |
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