Rébellions urbaines et déviances policières

Dans quelles conditions la légitimité de l’usage de la force physique par la police peut-elle être directement remise en cause par les gouvernés ? L’objectif de cet article est d’analyser une forme particulière de délégitimation, la rébellion urbaine, qui est considérée par les forces de l’ordre com...

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Detalles Bibliográficos
Publicado en:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
Autor principal: Hajjat, Abdellali
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: Cultures & conflits 2014
Materias:
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Dans quelles conditions la légitimité de l’usage de la force physique par la police peut-elle être directement remise en cause par les gouvernés ? L’objectif de cet article est d’analyser une forme particulière de délégitimation, la rébellion urbaine, qui est considérée par les forces de l’ordre comme une des menaces les plus importantes à leur propre exercice de la violence physique. La question est de savoir quand et comment l’autorité policière est contestée et quelles sont les logiques sociales et les stratégies d’action qui déterminent le recours à la rébellion, entendue au sens le plus strict comme « l’opposition individuelle ou collective à l’exécution d’un ordre, qu’il s’agisse d’une saisie judiciaire, d’une perquisition, d’une arrestation, etc. ». Dans cette perspective, la rébellion urbaine peut être analysée comme un micro-événement révélateur d’une « crise du consentement » à la domination exercée par les forces de police. Contre la théorie de la frustration relative, on adopte une analyse configurationnelle afin de rendre compte d’une situation particulière où la croyance en la légitimité de l’action policière se dissipe, se fissure, remettant en cause le « minimum de volonté d’obéir », fondement central à la stabilité de la domination légale-rationnelle.