Le monopole étatique de la violence : le Brésil face à l´héritage occidental

Dans un livre publié en 2004 – La violence – Michel Wieviorka  suggère l´hypothèse d’une remise en cause, à l’heure actuelle, dans les sociétés occidentales, de la formule weberienne qui plaide en faveur du monopole légitime de la violence physique en tant que fondement de l´État moderne. Bien que l...

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Dans:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
Auteur principal: Adorno, Sérgio
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: Cultures & conflits 2010
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Dans un livre publié en 2004 – La violence – Michel Wieviorka  suggère l´hypothèse d’une remise en cause, à l’heure actuelle, dans les sociétés occidentales, de la formule weberienne qui plaide en faveur du monopole légitime de la violence physique en tant que fondement de l´État moderne. Bien que l’on puisse être d´accord avec cette hypothèse générale, on ne peut pas l´accepter aussi complètement, si l’on considère les sociétés « de l´extrême Occident » (selon l’expression d’Alain Rouquier), comme c’est le cas du Brésil. En dépit des mutations survenues de par les liens de société brésilienne avec le mouvement de la mondialisation, le contrôle démocratique de la violence et du crime urbain suggère un double défi à relever : d’un côté, le contrôle d’une violence endémique qui se déploie au sein de la société civile; et d’un autre côté, le contrôle, autant par la société civile organisée que par le gouvernement civil, des forces répressives de l’Etat.