Le paradoxe de la modernisation carcérale
Par la comparaison ethnographique des quotidiens de vie et de travail au sein de deux établissements pénitentiaires belges d’époques différentes, cet article illustre à la fois le paradoxe de la modernisation carcérale, à savoir la préférence des acteurs intra-muros pour les prisons vétustes au détr...
Spremljeno u:
| Izdano u: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
|---|---|
| Glavni autor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
Cultures & conflits
2013
|
| Teme: | |
| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | Par la comparaison ethnographique des quotidiens de vie et de travail au sein de deux établissements pénitentiaires belges d’époques différentes, cet article illustre à la fois le paradoxe de la modernisation carcérale, à savoir la préférence des acteurs intra-muros pour les prisons vétustes au détriment des prisons neuves, et l’ambivalence du système carcéral au regard de l’architecture, c’est-à-dire le décalage entre le projet conçu et les pratiques et usages en détention. C’est la matérialité du dispositif – ses murs, ses lieux, sa texture, sa palpabilité... – qui sera questionnée. Le processus de conception des établissements carcéraux suppose l’investissement dans un modèle de société : le choix d’impliquer ou d’exclure, de « normer » ou d’accepter les individus qui composent le corps social. Penser les lieux d’incarcération consiste donc à façonner les manières de traiter les personnes condamnées par la justice pénale à une peine privative de liberté. |
|---|