Totalisation carcérale en terre coloniale : la carcéralisation à Saint-Laurent-du-Maroni (xixe-xxe siècles)
Construite par et pour le bagne en 1857, la commune de Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane française porte jusqu’en 1949 une vocation carcérale unique dans le paysage législatif et colonial français. En portant l’analyse de la construction de la ville sur son agencement spatial et son dispositif organ...
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| Опубликовано в: : | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Главный автор: | |
| Формат: | Article ou chapitre numérique |
| Язык: | Français |
| Опубликовано: |
Cultures & conflits
2013
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| Предметы: | |
| Online-ссылка: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Итог: | Construite par et pour le bagne en 1857, la commune de Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane française porte jusqu’en 1949 une vocation carcérale unique dans le paysage législatif et colonial français. En portant l’analyse de la construction de la ville sur son agencement spatial et son dispositif organisationnel, s’ouvre une nouvelle approche pour comprendre les processus par lesquels le bagne s’installe sur un territoire colonial. Entre l’intérieur et l’extérieur, entre rigidités et porosités des frontières catégorielles fixées par l’administration pénitentiaire, le processus de carcéralisation de la ville est sans cesse en négociation entre une institution totale et des acteurs hétéroclites : ressortissants coloniaux, colons, administrateurs ou condamnés. L’enjeu du contrôle social, spatial et disciplinaire des populations est au cœur du processus de carcéralisation de ce qui devient la capitale des bagnes coloniaux de l’Empire français. |
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