L’autonomisation du « Parlement européen »
Les organisations intergouvernementales européennes restent trop souvent analysées de manière isolées les unes des autres. Cet article entend au contraire illustrer le processus d’institutionnalisation du champ du pouvoir européen en prenant pour objet les interdépendances évolutives entre ces diffé...
保存先:
| 出版年: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
|---|---|
| 第一著者: | |
| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
Cultures & conflits
2012
|
| 主題: | |
| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Les organisations intergouvernementales européennes restent trop souvent analysées de manière isolées les unes des autres. Cet article entend au contraire illustrer le processus d’institutionnalisation du champ du pouvoir européen en prenant pour objet les interdépendances évolutives entre ces différentes organisations. En analysant le recrutement parlementaire des quatre assemblées supranationales du Conseil de l’Europe, des Communautés européennes, de l’Union de l’Europe occidentale et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord des années 1950 aux années 1970, cet article montre que le cumul des sièges au sein de ces assemblées tend à décroître au fil des années, contribuant à l’autonomisation de ce qui est alors rebaptisé « Parlement européen », ainsi qu’à la socialisation d’un nombre toujours croissant de parlementaires nationaux à la politique européenne supranationale. Il montre, en outre, la corrélation entre longévité, cumul des sièges et capital juridique, en isolant un petit groupe de parlementaires multipositionnés connus pour avoir joué des rôles très variés dans la construction européenne, comme Fernand Dehousse, Pierre-Henri Teitgen et bien d’autres… Cet article repose sur une base de données regroupant plusieurs centaines de parlementaires. |
|---|