Biométrie et maîtrise des flux : vers une « géo-technopolis du vivant-en-mobilité » ?

Nous nous proposons ici d’explorer les imaginaires politiques à l’œuvre derrière le recours accru à l’identifiant biométrique et plus généralement aux nouvelles technologies. Ceci pour rappeler, d’abord, combien le recours à l’outil biométrique, informé par des imaginaires spatio-temporels non néces...

Cijeli opis

Spremljeno u:
Bibliografski detalji
Izdano u:URI:https://journals.openedition.org/conflits,
Glavni autor: Bonditti, Philippe
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: Cultures & conflits 2005
Teme:
Online pristup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Sažetak:Nous nous proposons ici d’explorer les imaginaires politiques à l’œuvre derrière le recours accru à l’identifiant biométrique et plus généralement aux nouvelles technologies. Ceci pour rappeler, d’abord, combien le recours à l’outil biométrique, informé par des imaginaires spatio-temporels non nécessairement compatibles, s’inscrit pourtant pleinement dans la prolongation des logiques historiques de contrôle et de surveillance des individus par l’Etat ; pour insister ensuite sur la convergence, de part et d’autre de l’Atlantique, des logiques à l’oeuvre dans la transformation des pratiques de contrôle et de surveillance des individus par l’Etat, convergence ici principalement relayée par l’imaginaire technicien et sa spatio-temporalité propre ; pour tenter de montrer enfin que ces développements renvoient en fait bien davantage à l’articulation problématique entre, d’une part, un souci de gestion/maîtrise du vivant-en-mobilité et, d’autre part, les cadres spatio-temporels de la souveraineté depuis lesquels sont développés ces mécanismes de gestion.