L’expérience vécue de la microfinance
À partir de l’exemple de la microfinance, l’objet de cet article est d’analyser l’expérience vécue de normes de développement standardisées. Le suivi d’une quinzaine de femmes dans la durée met en évidence le décalage entre des normes misant sur l’émancipation individuelle des femmes et un contexte...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Cultures & conflits
2012
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | À partir de l’exemple de la microfinance, l’objet de cet article est d’analyser l’expérience vécue de normes de développement standardisées. Le suivi d’une quinzaine de femmes dans la durée met en évidence le décalage entre des normes misant sur l’émancipation individuelle des femmes et un contexte de très forte dépendance, tant matérielle qu’identitaire. L’analyse montre également les pratiques de contournement qui résultent de ce décalage et leurs conséquences en termes d’évolution et de recomposition des rapports sociaux. Certaines femmes parviennent à se saisir de ces normes, à les manipuler et à se les approprier afin de se créer des espaces de micro-libertés. Ce processus d’appropriation reste toutefois réservé à une minorité de femmes, tout en étant chaotique et très conflictuel. On assiste à l’émergence de femmes leaders dans un cadre patriarcal qui reste très oppressif. Au final, la microfinance s’avère incapable de bouleverser les rapports sociaux, mais participe néanmoins de leur recomposition et de la multiplication des identités. |
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