Après la lutte
La mise à jour du parcours postérieur au moment de lutte des deux hérauts de mobilisations protestataires des commerçants et artisans, Pierre Poujade et Gérard Nicoud, permet d’évaluer le rapport au passé « activiste » qui fonde en définitive un référent à la fois subi, car perpétuellement rappelé,...
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| Publicado en: | URI:https://journals.openedition.org/conflits, |
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| Autor principal: | |
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
Cultures & conflits
2011
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| Materias: | |
| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | La mise à jour du parcours postérieur au moment de lutte des deux hérauts de mobilisations protestataires des commerçants et artisans, Pierre Poujade et Gérard Nicoud, permet d’évaluer le rapport au passé « activiste » qui fonde en définitive un référent à la fois subi, car perpétuellement rappelé, mais dont la teneur même (à dominante « protestataire » pour Poujade, « violente » pour Nicoud) conduit à une instrumentalisation différenciée du capital militant acquis par la lutte. Au-delà d’indéniables convergences de parcours, dont la tentative d’investissement réitéré de l’arène électorale, cette différenciation va peser durablement dans les disponibilités d’une réorientation personnelle et professionnelle. Tandis que Pierre Poujade prolonge le rapport ambivalent avec l’État dans l’élaboration d’un véritable système militant néo-patrimonialiste fondé sur l’appui étatique et politique, Gérard Nicoud réutilise le référent symbolique violent à travers la création d’un rôle inédit du syndicalisme petit patronal : le médiateur fiscal auprès de l’administration. |
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